ArticleEmpreinte carbone
Pourquoi investir dans un vélo électrique ?

Mikefairbanks, CC BY-SA 3.0, 19 août 2012 (réduite)
Vélo à assistance électrique
Chaque geste compte dans la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. La question n’est plus de savoir si nos efforts pèsent dans la balance mais comment chacun peut contribuer, à son échelle, à un avenir plus durable. Les initiatives personnelles, cumulées, ont le pouvoir de créer un impact significatif.
Investir dans un vélo à assistance électrique (VAE) s’inscrit dans cette démarche. Il permet de remplacer une partie des trajets faits en voiture, y compris sur des distances que l’on hésiterait à parcourir avec un vélo classique. Ses avantages ne s’arrêtent pas au climat.
Se remettre à l’exercice en douceur et prendre soin de soi
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, un VAE n’avance pas tout seul. Le règlement européen sur l’homologation des deux-roues motorisés (règlement (UE) n° 168/2013 du 15 janvier 2013) exclut de son champ les cycles à pédalage assisté : ceux dont le moteur, d’une puissance nominale continue de 250 W au plus, s’arrête quand le cycliste cesse de pédaler et se coupe avant 25 km/h. Dès que l’on cesse de pédaler, l’assistance s’arrête : le vélo électrique reste une activité physique.
Une enquête menée dans sept villes européennes auprès de plus de 10 000 personnes, dans le cadre du projet de recherche PASTA, l’a mesuré. Publiée en juin 2019 dans la revue Transportation Research Interdisciplinary Perspectives, elle trouve une activité physique hebdomadaire comparable chez les utilisateurs de VAE et chez les cyclistes classiques : 4 463 contre 4 085 MET-minutes par semaine. Les premiers font des trajets plus longs, 9,4 km en moyenne en vélo électrique contre 4,8 km pour les cyclistes classiques. Ceux qui sont passés de la voiture au VAE ont gagné environ 550 MET-minutes d’activité par semaine, ceux qui ont quitté les transports en commun environ 800.
Ce que dit l’étude du BMJ sur le vélo et la santé
Le chiffre souvent cité d’un risque de cancer et de maladie cardiovasculaire réduit « jusqu’à 45 % et 46 % » vient d’une étude publiée dans le BMJ le 19 avril 2017 par l’équipe de Carlos Celis-Morales, à l’université de Glasgow. Elle a suivi pendant cinq ans en médiane 263 450 participants de la cohorte britannique UK Biobank, selon leur façon de se rendre au travail. Ceux qui y allaient à vélo présentaient, par rapport à ceux qui prenaient la voiture ou les transports en commun, un risque de maladie cardiovasculaire inférieur de 46 %, un risque de cancer inférieur de 45 % et un risque de décès toutes causes confondues inférieur de 41 %, une fois pris en compte les principaux facteurs mesurés.
Deux précautions s’imposent. C’est une étude d’observation : elle établit une association, pas la preuve que le vélo en est la cause. Et elle porte sur les trajets domicile-travail à vélo, sans distinguer le vélo électrique : elle ne mesure aucun effet propre au VAE. Elle dit l’intérêt de bouger chaque jour sur le chemin du travail, ce que le VAE rend possible sur des distances plus longues.
Un geste éco-responsable accessible
Un vélo électrique consomme un peu d’électricité, et sa fabrication a une empreinte. Le simulateur Impact CO2 de l’ADEME, consulté le 18 octobre 2026, en tient compte : fabrication du véhicule comprise, il compte environ 11 g de CO2e par kilomètre pour un vélo à assistance électrique, dont 80 % viennent de la fabrication, contre 67 g pour une voiture électrique et 142 g pour une voiture thermique. Sur 100 km, cela fait 1,1 kg de CO2e en VAE contre 14,2 kg en voiture thermique, soit près de treize fois moins. Pour aller plus loin, notre thématique empreinte carbone rassemble les autres gestes qui comptent.
Un gain de temps et une liberté de déplacement
Opter pour un vélo électrique change la manière dont nous envisageons nos déplacements urbains et périurbains. En ville, il permet de contourner les embouteillages et d’oublier la recherche d’une place de stationnement. Sur le trajet domicile-travail, l’assistance aide à arriver sans être épuisé, y compris quand la route monte.
Le VAE libère aussi des horaires fixes des transports en commun, ce qui donne une grande souplesse dans la gestion de son emploi du temps. C’est l’une des clés d’une mobilité urbaine plus durable.
Investir dans un vélo électrique n’est pas seulement un acte en faveur de l’environnement. C’est aussi choisir un mode de vie plus actif, économique et en accord avec les valeurs d’un écocitoyen conscient de son impact sur la planète. Chaque trajet effectué à vélo est un pas de plus vers un avenir plus durable, une invitation à repenser notre mobilité pour le bien-être de tous et de notre environnement. Et vous, voyez-vous d’autres avantages au VAE ?
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